Avant même qu’il n’ait eu le temps de raccrocher, sa
femme entre furieuse dans leur chambre:
-Qu’est-ce que tu fais là ? Je ne pensais pas te
revoir…
-Ne t’en fais pas, j’allais partir ! Tu vois bien
que je suis en train de faire mes valises !
Pourtant, cet air indifférent déroute Célia qui aurait souhaité
que son mari la supplie pour qu’elle lui dise de
rester… Baissant les yeux, elle remarque les deux valises
déjà pleines qu’elle n’avait pas vues en entrant.
-Mais tu ne vas pas partir comme ça ! S’exclame-t-elle
plaintivement.
-Je pensais que tu me mettais dehors, ironise Thierry lassé. La
nuit était dure, je suis épuisé, et ce n’est pas ici que je
vais me reposer… De toute façon, ça ne pouvait plus marcher,
tu es trop exigeante et puis je ne peux pas coller à l’image
du mari parfait, attentif et présent créé par ton imaginaire de
jeune fille unique riche et gâtée par son père n’ayant
pas encore résolu son Œdipe à 26 ans passés.
-Arrête avec ton vocabulaire de psy ! Vocifère Célia. Tu ne
peux pas parler comme tout le monde? Et puis merci pour la fille
gâtée ! Ce n’est pas parce que tu n’as rien que tu
dois me critiquer ! Ce n’est pas avec ton petit salaire
d’interne qu’on pourrait se payer cette maison et tu le
sais ! Alors mon père heureusement qu’il est
là…
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vas y avoir un mort 
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